UNESCO : un rapport régional pour moderniser la formation professionnelle au Maghreb

L’organisation des Nations unies pour l’éducation, les sciences et la culture (UNESCO) a lancé, vendredi, son rapport régional 2025 sur l’éducation et la formation professionnelle dans les pays du Maghreb, en marge d’une conférence internationale de haut niveau qui s’est tenue à Tunis ayant pour thème “Nous apprenons aujourd’hui pour construire demain : excellence et équité à travers les compétences des jeunes”.

Cette réunion s’inscrit dans le cadre d’un partenariat entre les ministères de l’emploi et de la formation professionnelle dans le Maghreb et le bureau régional de l’UNESCO pour les pays du Maghreb, en collaboration avec l’organisation internationale du travail (OIT) et l’agence allemande de coopération internationale.

Elle vise à renforcer la coordination régionale et l’échange d’expériences dans le domaine du développement des compétences.

Cette conférence a pour objectif de présenter les principales recommandations de ce rapport régional, de partager les expériences réussies dans la région et de favoriser le dialogue entre les différents acteurs pour définir les priorités du travail conjoint et renforcer la coopération régionale, à même de renforcer l’employabilité des jeunes et l’inclusion sociale.

Un grand nombre de responsables dans les pays de la région ont pris à la conférence, dont notamment le ministre de l’emploi et de la formation professionnelle, Riadh Chaoued, la ministre de la formation et de l’enseignement professionnels d’Algérie, Nassima Arhab, ainsi que les représentants des ministères libyen, marocain et mauritanien et des organisations professionnelles tunisiennes et les responsables de l’UNESCO.

Ce rapport est le fruit d’un travail commun dirigé par le bureau régional de l’UNESCO pour le Maghreb, en collaboration avec les ministères de l’éducation et de la formation professionnelle dans les pays du Maghreb . Il comprend une analyse complète du rendement des systèmes d’éducation et de formation professionnelle pour la préparation des jeunes au marché de l’emploi.

Le rapport comprend trois axes principaux . Il s’agit de la réforme des systèmes de formation professionnelle qui consiste à placer les apprenants au centre du système à travers la promotion de l’orientation, le renforcement de la formation en alternance et le développement des ressources.

A cette occasion, le ministre de l’emploi et de la formation professionnelle Riadh Chaoued a souligné que son département s’emploie à intégrer progressivement le numérique dans ses services et à améliorer la qualité de la formation au profit des diplômés de la formation professionnelle dans les secteurs public et privé.

Il a indiqué que le ministère de l’emploi encourage les centres de formation à s’engager dans les processus de certification selon des normes internationales, telles que ISO9001 et ISO21001 et le modèle d’excellence européen EFQM, pour renforcer la compétitivité du système national.

Le ministre a précisé que l’état tunisien garantit la gratuité de l’éducation et son caractère obligatoire et fournit l’infrastructure nécessaire dans les différentes régions et poursuit le développement du système de formation professionnelle qui répond aux besoins de l’économie nationale et offre des opportunités d’inclusion sociale et économique.

Il a également noté que des mesures spécifiques ont été adoptées en faveur des personnes en situation de handicap, dans le cadre d’une approche basée sur les droits de l’homme en vue de garantir l’égalité des chances.

Chaoued a relevé que son département s’emploie à réduire les inégalités et à lutter contre le chômage, en particulier chez les jeunes, les femmes et les diplômés, à travers l’employabilité et le développement des ressources humaines en adéquation avec les transformations du marché de l’emploi.

De son côté, Stefania Giannini, directrice générale adjointe de l’éducation à l’UNESCO, a souligné dans une vidéo enregistrée que les transformations numériques rapides sont liées à la hausse de la demande de compétences technologiques, notamment dans le domaine de l’intelligence artificielle. “Ce qui nécessite de moderniser les systèmes de formation pour les adapter aux exigences de l’économie numérique”, a-t-elle indiqué.