En seulement deux mois, 192 actes de vandalisme ont frappé la flotte de la Transtu

La Société des transports de Tunis (Transtu) fait face à une recrudescence préoccupante d’actes de vandalisme qui perturbent fortement le réseau de transport public dans la capitale. En seulement deux mois, pas moins de 192 agressions ont été recensées, principalement des jets de pierres ayant causé des vitres brisées sur des bus et des métros, y compris sur des véhicules récents. Ces incidents, souvent attribués à des adolescents, entraînent non seulement des risques pour la sécurité des conducteurs et des passagers, mais aussi des perturbations importantes du trafic, avec des retards pouvant durer de quelques minutes à plusieurs heures.

Sur le plan financier, ces dégradations représentent une charge considérable pour la Transtu, avec des pertes estimées à plusieurs millions de dinars par an, sans compter les impacts indirects sur la circulation et l’activité économique. Malgré la présence de caméras de surveillance et l’application de sanctions, encore jugées peu dissuasives, le phénomène persiste. Face à cette situation, les responsables appellent à une réponse collective, associant prévention, éducation et responsabilisation des familles, afin de préserver les infrastructures publiques et garantir la sécurité des usagers au quotidien.