Kaïs Saïed appelle à une réforme profonde du système de santé

Le président de la République, Kaïs Saïed, s’est entretenu, mercredi, au Palais de Palais de Carthage, avec la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, et le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar.

Cette réunion intervient à la suite de la visite effectuée par le chef de l’Etat à la policlinique de la Caisse nationale de sécurité sociale, à El Omrane, et au siège central de la Pharmacie centrale, à El Menzah, où il a pris connaissance des difficultés rencontrées par les citoyens pour accéder aux services de santé, notamment en ce qui concerne l’obtention des médicaments essentiels et spécifiques.

Lors de cette visite, le président Saïed a constaté des pénuries enregistrées et des ruptures répétées de certains médicaments, entrainant des charges supplémentaires pour les patients.

Cité par un communiqué de la présidence, le chef de l’Etat a déclaré que la résolution de ces dysfonctionnements passe par une refonte du système de couverture sanitaire, fondée sur les principes de justice et d’équité.

Il a, en outre, relevé que les structures publiques de santé souffrent de blocages et de dégradations accumulés au fil des années, appelant à engager une reforme profonde, cohérente et intégrée du secteur de la santé, en adéquation avec les attentes de la population.

Le chef de l’Etat a insisté sur l’impératif de lutter contre toutes les formes de corruption et de mauvaise gestion dans le secteur de la santé et de l’approvisionnement en médicaments, qu’il a qualifié de vital en raison de son lien direct avec la santé des citoyens.

Dans ce cadre, il a appelé à renforcer les mécanismes de contrôle et d’inspection, et de promouvoir la transparence à travers la mise en place de systèmes numériques permettant de suivre les circuits de distribution des médicaments.

Par ailleurs, le président de la République a ordonné le déblocage immédiat des fonds nécessaires au profit de la Pharmacie centrale afin de rétablir un approvisionnement régulier du marché national, tout en constituant un stock stratégique de médicaments, notamment vitaux et spécifiques.

Il a également mis l’accent sur l’importance de réduire la dépendance à l’égard de l’étranger dans le domaine pharmaceutique, affirmant que la Tunisie dispose des compétences nécessaires non seulement pour la formation, mais aussi pour la production et l’exportation.