Le journaliste égyptien Jamal Abdel Nasser a qualifié de « non justifiée » la décision de suspendre la diffusion du film Saffah El Tagamoa, estimant qu’elle a suscité de nombreuses interrogations dans le milieu culturel. Invité d’une émission télévisée, il a expliqué que les autorités de la censure ont justifié cette mesure par des différences entre la version validée et celle finalement présentée, incluant selon elles des scènes supplémentaires à caractère violent, une version que les producteurs ont toutefois fermement contestée.
Il a également souligné que les décisions de censure ne reposent pas toujours uniquement sur des critères artistiques, mais peuvent être influencées par des considérations sociales, religieuses ou politiques. Selon lui, le film aurait pu être autorisé avec une classification par âge plutôt qu’interdit, et cette décision a finalement généré une forte visibilité médiatique, transformant la polémique en une forme de « publicité gratuite » pour l’œuvre, tout en impactant les attentes financières des producteurs à l’approche de la saison cinématographique de l’Aïd.




