Les agressions contre les journalistes en Tunisie ont diminué en février 2026, avec huit cas recensés contre seize en janvier, selon un rapport publié mardi par le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT).
Au total, 26 journalistes, dont neuf femmes, ont été victimes d’agressions sur 12 signalements enregistrés durant le mois, précise l’unité de monitoring du syndicat.
Les faits recensés incluent des interdictions de travailler, des cas de harcèlement, une ingérence dans une rédaction et une poursuite judiciaire. Les forces de l’ordre figurent en tête des auteurs présumés, suivies de responsables d’établissements publics.
La majorité des agressions ont eu lieu sur le terrain, dans l’exercice du métier, tandis qu’un seul cas a été relevé en ligne. La plupart des incidents ont été enregistrés dans la région de Tunis, avec des cas isolés dans les régions de Béja et Sidi Bouzid.
Le SNJT a appelé les autorités à revoir le système d’autorisations pour la couverture médiatique dans les espaces publics, notamment lors des manifestations, et à accélérer l’examen de réformes législatives liées à la liberté de la presse.
De son côté, le ministère de l’Intérieur a annoncé des mesures visant à améliorer la protection des journalistes, rappelant que le tournage dans les espaces publics ne nécessite pas d’autorisation préalable, sauf dans certains lieux sensibles comme les tribunaux et les installations militaires.




