L’entité sioniste annonce la mort de dirigeants iraniens, Téhéran cible les Emirats

L’entité sioniste a mené dans la nuit de lundi à mardi de nouvelles frappes contre Téhéran et Beyrouth, poursuivant ses opérations contre le régime iranien et le Hezbollah libanais, alors que la guerre menée aux côtés des États-Unis entre dans sa troisième semaine, sans perspective de résolution à court terme.

Selon Tsahal, ces frappes ont entraîné la mort de Gholamreza Soleimani, chef des Bassidjis, la milice paramilitaire des Gardiens de la révolution, ainsi que du secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Larijani.

En représailles, l’Iran a de nouveau ciblé les territoires palestiniens occupés et les Émirats arabes unis, démontrant sa capacité à lancer des missiles à longue portée malgré les bombardements israélo-américains. Ces attaques ont conduit à la fermeture temporaire de l’espace aérien émirati, et un drone a frappé pour la deuxième journée consécutive un site pétrolier à Fujaïrah, port stratégique des exportations de pétrole.

Des roquettes et au moins cinq drones ont également visé l’ambassade des États-Unis à Bagdad mardi matin, dans ce que les autorités irakiennes décrivent comme l’attaque la plus intense depuis le début du conflit. Aucun blessé n’a été signalé.

Aux Émirats, des débris d’un missile balistique intercepté sont tombés dans le quartier de Bani Yas à Abou Dhabi, provoquant la mort d’un ressortissant pakistanais, tandis qu’un incendie déclenché par une attaque de drone dans le champ gazier de Shah est en cours de maîtrise.

Le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial, reste bloqué, contribuant à maintenir les prix du pétrole au-dessus de 100 dollars le baril. Selon des sources, la production quotidienne d’or noir des Émirats a été réduite de plus de moitié, obligeant le géant pétrolier ADNOC à suspendre une partie de sa production.