Une équipe de l’association « Notre Grand Bleu » est parvenue, vendredi, à sauver une tortue verte retrouvée accidentellement coincée dans les filets d’un pêcheur, qui est intervenu pour la libérer.
La tortue a ensuite été transférée au centre de soins des tortues de l’Institut national des sciences et technologies de la mer (INSTM), afin de lui prodiguer les soins nécessaires et lui permettre de se rétablir, indique samedi l’association.
L’organisation a, à cet égard, appelé toute personne trouvant une tortue marine, vivante ou morte, à la contacter immédiatement, assurant qu’elle se chargera de la prise en charge de l’animal dans les meilleures conditions.
En Tunisie, trois espèces de tortues marines sont recensées : la tortue caouanne (Caretta caretta), espèce la plus commune dans les eaux tunisiennes et appelée localement « Fakroun Bhar » ou « Gley » à Sfax, la tortue verte (Chelonia mydas), rarement signalée, et la tortue luth (Dermochelys coriacea), observée de manière occasionnelle, selon le projet de gestion et de suivi côtier pour le traitement des déchets marins en Méditerranée « COMMON », mené par l’INSTM et financé par l’Union européenne.
Les déchets plastiques, qui représentent plus de 95 % des déchets marins en Méditerranée, figurent parmi les principales menaces pesant sur les tortues marines. Ces reptiles peuvent en effet confondre les déchets plastiques flottant à la surface avec les organismes dont ils se nourrissent. Une fois ingéré, le plastique peut provoquer un faux sentiment de satiété, entraînant malnutrition, occlusions intestinales ou suffocation.
Outre la pollution plastique, les tortues marines sont également exposées à d’autres menaces, notamment les captures accidentelles dans les engins de pêche, le commerce illégal, la pollution lumineuse qui perturbe leur orientation, les changements climatiques, les collisions avec les embarcations, ainsi que l’urbanisation du littoral et la destruction des plages de ponte et de leurs habitats naturels.
Ces espèces sont protégées par la législation tunisienne, notamment par la loi n° 94-13 du 31 juillet 1994 relative à la protection de la faune et de la flore marines, ainsi que par le décret du ministère de l’Agriculture du 28 septembre 1995 réglementant l’exercice des activités de pêche.




