Le ministère de la Santé tunisien a lancé, le 10 mars 2026, un plan numérique et préventif ambitieux visant à renforcer la prise en charge des maladies cardiovasculaires dans le pays. Présenté lors d’une réunion avec le bureau exécutif de la Société tunisienne de cardiologie et de chirurgie cardiovasculaire, ce plan met au cœur de son dispositif la plateforme digitale “Monkidh”, première du genre en Afrique, qui forme des citoyens volontaires à intervenir rapidement en cas d’arrêt cardiaque, en lien direct avec les équipes d’urgence et les salles de régulation, réduisant ainsi le temps de prise en charge.
Le programme inclut également la modernisation des hôpitaux grâce à l’intelligence artificielle et à la télé-cardiologie, avec le suivi à distance de la tension artérielle et des ECG, l’usage d’équipements médicaux connectés et le renforcement de la plateforme “Najda” pour un meilleur accès aux services de santé digitale. Sur le plan préventif, un registre national des infarctus sera mis en place, accompagné de campagnes de dépistage et de cliniques mobiles à travers tout le pays.
Le ministre Mustapha Ferjani a souligné l’importance de former davantage de spécialistes en cardiologie et chirurgie cardiovasculaire et de soutenir la recherche scientifique, faisant de la digitalisation et de la prévention précoce des outils essentiels pour sauver des vies et améliorer la qualité des soins cardiaques en Tunisie.




