Liban : plus de 517.000 déplacés après des frappes israéliennes intensives

Plus d’un demi-million de personnes ont été contraintes de quitter leurs foyers au Liban en raison des frappes menées par l’armée israélienne, ont annoncé dimanche les autorités libanaises, alors que le pays subit une intensification des bombardements depuis le début de la semaine.

Lors d’une conférence de presse à Beyrouth, la ministre libanaise des Affaires sociales, Haneen Sayed, a indiqué que 517.000 personnes déplacées ont été recensées à travers le pays. Parmi elles, plus de 117.000 ont été accueillies dans des centres d’hébergement mis en place pour faire face à l’afflux de civils fuyant les zones bombardées.

De son côté, le ministre de la Santé, Rakan Nassereddine, a fait état d’un bilan d’au moins 394 morts, dont 83 enfants et 42 femmes, à la suite des frappes israéliennes continues sur le territoire libanais.

Ces développements interviennent malgré l’accord de cessez-le-feu entré en vigueur fin novembre 2024, qui prévoyait notamment le retrait des forces israéliennes du sud du Liban. Toutefois, selon les autorités libanaises, l’armée israélienne maintient cinq avant-postes militaires sur le territoire libanais, en violation des termes de l’accord.

La poursuite des bombardements et le maintien de positions militaires dans le sud du pays continuent ainsi d’alimenter les tensions et d’aggraver la crise humanitaire au Liban.