La Chine a pris une mesure exceptionnelle en ordonnant à ses principaux raffineurs – PetroChina, Sinopec, CNOOC, Sinochem et Zhejiang Petrochemical – de suspendre immédiatement les exportations de gazole et d’essence afin de préserver son approvisionnement intérieur, fortement menacé par la crise au Moyen-Orient.
Cette décision, rendue nécessaire par le blocage du détroit d’Ormuz, par lequel transitent près de 40 % du pétrole importé par Pékin, oblige les raffineurs à annuler les contrats existants tout en maintenant seulement certains carburants stratégiques, notamment pour l’aviation et les approvisionnements de Hong Kong et Macao. Alors que la guerre entre l’Iran, les États-Unis et Israël paralyse le passage maritime clé et fait bondir les prix du pétrole en Asie, la Chine déploie ses réserves stratégiques, intensifie ses achats auprès de la Russie et prépare des scénarios de continuité sur 90 jours.
Cette décision souligne la vulnérabilité énergétique mondiale et provoque des effets en chaîne sur les marchés asiatiques et européens, tout en accélérant la réflexion de Pékin sur la transition vers les énergies solaire et électrique.




