Golfe paralysé : la plus grande crise aérienne depuis le Covid frappe Emirates et Qatar Airways

La guerre qui oppose désormais les États‑Unis et Israël à l’Iran a provoqué une paralysie sans précédent du trafic aérien dans le Golfe, avec la fermeture des espaces aériens de plusieurs pays de la région, y compris des Émirats arabes unis, du Qatar et du Koweït, entraînant l’annulation de milliers de vols et bloquant des centaines de milliers de voyageurs à travers le monde — la plus grande crise du transport aérien depuis la pandémie de Covid‑19.

Cette situation a frappé de plein fouet les compagnies du Golfe comme Emirates et Qatar Airways, dont le modèle économique est basé sur les hubs de Dubaï et de Doha et qui ont dû suspendre ou réduire fortement leurs opérations, avec des pertes financières estimées à plusieurs centaines de millions de dollars par jour. Dans certains aéroports comme Dubai International et Hamad International Airport, le trafic a chuté de plus de 70 % par rapport à la normale, affectant non seulement les compagnies, mais aussi les revenus des plateformes elles‑mêmes (taxes d’atterrissage, boutiques, duty free…).

Alors que certaines compagnies ont commencé à reprendre progressivement des vols limités, le rétablissement complet reste incertain tant que les conditions de sécurité dans l’espace aérien de la région ne sont pas stabilisées.