Un récent rapport italien remet au premier plan la question des expulsions de migrants tunisiens depuis l’Italie, un sujet qui continue d’alimenter les débats entre les deux pays. Selon les données publiées dans le rapport annuel 2024-2025 du Garante nazionale dei diritti delle persone private della libertà personale, les Tunisiens représentent la nationalité la plus concernée par les mesures d’éloignement.
En 2024, près de 1.849 ressortissants tunisiens ont été renvoyés vers la Tunisie, tandis qu’en 2025 environ 600 personnes ont été expulsées, malgré une baisse du nombre d’arrivées. Cette diminution serait liée au renforcement de la coopération entre Tunis et Rome en matière de contrôle migratoire. Toutefois, le rapport met en évidence une divergence notable dans la manière de qualifier ces opérations : alors que les autorités italiennes évoquent des expulsions ou « déportations forcées », la partie tunisienne parle plutôt de retours volontaires.
Cette différence de terminologie relance la controverse autour des accords migratoires et intervient dans un contexte politique sensible, notamment après les déclarations du président Kaïs Saïed affirmant l’absence d’accords prévoyant des expulsions forcées.




