Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a fermement réaffirmé la position de Madrid en déclarant « non à la guerre » contre l’Iran, qualifiant le conflit au Moyen-Orient de « catastrophe ».
Il a souligné que l’Espagne s’oppose aux frappes américaines et israéliennes contre Téhéran, qu’il juge contraires au droit international, et a mis en garde contre une escalade aux conséquences dramatiques pour des millions de personnes. Évoquant le précédent de la guerre en Irak, Sánchez a rappelé que l’intervention menée il y a plus de vingt ans, sous prétexte d’éliminer des armes de destruction massive et de garantir la sécurité mondiale, avait en réalité entraîné davantage d’instabilité et d’insécurité.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions avec le président américain, Donald Trump, qui a menacé de rompre les relations commerciales avec l’Espagne. Dans une allocution télévisée d’une dizaine de minutes, Sánchez a résumé la position de son pays en trois mots : « non à la guerre ».
Il a également précisé que Madrid refusait d’autoriser l’utilisation des bases militaires de Morón et Rota pour des frappes contre l’Iran, ce qui a provoqué la menace d’un embargo commercial total de la part des États-Unis.




