Face à l’escalade militaire dans le Golfe, de nombreux résidents fortunés installés à Dubaï tentent de quitter en urgence ce centre financier réputé pour sa stabilité et sa fiscalité attractive.
Les frappes de missiles et de drones attribuées à l’Iran, visant notamment des infrastructures stratégiques des Émirats arabes unis, ont profondément ébranlé le sentiment de sécurité qui faisait la force de l’émirat. Avec un espace aérien partiellement fermé et des vols commerciaux devenus rares ou hors de prix, certains millionnaires déboursent jusqu’à 200.000 dollars pour affréter des jets privés, souvent au départ de Mascate, après plusieurs heures de route à travers le désert pour rejoindre le sultanat d’Oman.
Les sociétés spécialisées dans l’aviation d’affaires et les services de chauffeurs privés font face à une demande en forte hausse, tandis que les prix s’envolent en raison du nombre limité d’appareils disponibles et des contraintes sécuritaires. Plusieurs gouvernements occidentaux organisent parallèlement des évacuations pour leurs ressortissants, accentuant la pression sur les infrastructures régionales.
Cette situation met en lumière un exode à deux vitesses : les plus riches s’assurent des départs rapides et confortables, alors que des expatriés aux revenus plus modestes peinent à trouver des billets accessibles, parfois contraints de multiplier les escales pour quitter la zone. Derrière ces départs précipités, une même crainte domine : celle d’un conflit durable susceptible de transformer durablement le visage de ce carrefour économique cosmopolite.




