Dans un contexte de tensions accrues entre l’Iran et l’alliance américano-israélienne, l’économiste tunisien Ridha Chkoundali estime que l’économie tunisienne pourrait subir des répercussions notables.
Il évoque trois scénarios principaux : d’abord, une confrontation limitée sans perturbation majeure des approvisionnements pétroliers, qui entraînerait une hausse modérée des prix liée à la prime de risque géopolitique ; ensuite, une interruption partielle des exportations du Golfe, pouvant retrancher entre 3 et 5 millions de barils par jour du marché mondial et pousser le baril au-delà de 100 dollars, ce qui accentuerait la pression sur les finances publiques et le déficit courant des pays importateurs nets d’énergie comme la Tunisie ; enfin, le scénario le plus critique, celui d’un blocage du détroit d’détroit d’Hormuz, susceptible de provoquer une flambée des prix de plus de 40 % et de raviver les risques de stagflation à l’échelle mondiale.
Dans cette hypothèse, même certaines puissances productrices du Golfe pourraient être affectées, tandis que les économies émergentes et industrialisées dépendantes des importations énergétiques subiraient de fortes pressions inflationnistes.




