Blocage du détroit d’Hormuz : la Tunisie confrontée à une hausse des prix, aggravant une économie déjà fragile

Le détroit d’Hormuz est un passage stratégique majeur pour l’exportation mondiale de pétrole et de gaz naturel. Selon un responsable de la mission européenne EUNAVFOR Aspides, des messages émis par le Corps des gardiens de la révolution islamique ont récemment averti les navires de ne pas traverser le détroit.

Ce passage étroit, reliant les principaux producteurs du Golfe – notamment l’Arabie saoudite, l’Iran, l’Irak et les Émirats arabes unis – à l’océan Indien via le Golfe d’Oman, voit transiter chaque jour entre 17 et 20 millions de barils de pétrole, soit environ 20 % de la consommation mondiale, ainsi qu’environ 20 % du gaz naturel liquéfié, en particulier en provenance du Qatar. Tout blocage ou tension dans le détroit provoque une augmentation immédiate des prix de l’énergie, des coûts de transport et d’assurance, avec des répercussions directes sur les marchés mondiaux.

Pour la Tunisie, qui dépend fortement des importations de pétrole et de gaz, une perturbation de ce passage stratégique pourrait entraîner une hausse significative des prix de l’énergie, impactant les coûts de production, les prix à la consommation et le budget national, accentuant ainsi la pression sur l’économie déjà fragile du pays.