Hausse des prix du poisson : l’Utap accuse les intermédiaires de spéculation

Invité de la matinale de Jawhara FM le 27 février 2026, Salah Hedidra, responsable de la pêche au sein de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (Utap), a analysé la récente flambée des prix du poisson en Tunisie.

Il a estimé que les pêcheurs ne sont pas à l’origine de ces hausses, pointant plutôt la multiplication des intermédiaires qui appliquent d’importantes marges entre le quai et le consommateur. À titre d’exemple, il a indiqué que le mérou, vendu entre 50 et 60 dinars le kilo à la première vente, peut atteindre jusqu’à 100 dinars chez certains détaillants, un écart qu’il attribue à la spéculation. Il a également évoqué l’impact passager des mauvaises conditions météorologiques ayant limité les sorties en mer, tout en soulignant que la reprise de l’activité devrait favoriser une stabilisation des prix. Favorable au boycott en cas d’abus, il a rappelé que le caractère périssable du poisson rend le marché sensible à la baisse de la demande, ce qui peut entraîner des ajustements rapides.

Enfin, il a encouragé les consommateurs à diversifier leurs achats, citant notamment la sardine, actuellement plus abordable, et à adopter un comportement plus rationnel pour éviter d’alimenter la hausse des prix.