Talc classé “probablement cancérogène” : faut-il s’inquiéter de la poudre Johnson ?

Des publications virales sur Facebook mettant en garde contre l’utilisation de la poudre Johnson’s ont relancé le débat sur les risques potentiels du talc. Si certaines affirmations en ligne adoptent un ton alarmiste en affirmant que ce produit « provoque le cancer », la réalité scientifique apparaît plus nuancée.

En juillet 2024, le Centre international de recherche sur le cancer, agence spécialisée de l’Organisation mondiale de la santé, a classé le talc comme « probablement cancérogène pour l’homme », ce qui signifie qu’un lien crédible est envisagé, sans preuve définitive. Les experts soulignent que les risques concernent surtout les expositions professionnelles et que certaines études anciennes ont été compliquées par la possible présence d’amiante, substance cancérogène avérée. Par ailleurs, le groupe Johnson & Johnson a été confronté à d’importantes poursuites judiciaires aux États-Unis, aboutissant à des accords financiers et à des condamnations spectaculaires, bien que l’entreprise conteste tout lien entre ses produits et des cas de cancer.

Ainsi, si des préoccupations légitimes existent et sont reconnues par des instances scientifiques, les messages catégoriques circulant sur les réseaux sociaux tendent à simplifier excessivement un dossier complexe, encore débattu sur les plans scientifique et judiciaire.