Drogue en Tunisie : vers un durcissement des sanctions contre les trafiquants organisés

La Commission de la législation générale de l’Assemblée des représentants du peuple a examiné, jeudi 26 février 2026, une proposition de modification de la loi n°52 de 1992 relative à la lutte contre les stupéfiants. L’objectif principal de cette réforme est de durcir les sanctions à l’encontre des réseaux organisés tout en assouplissant les peines pour les consommateurs.

Le projet prévoit que toute personne consommant ou détenant des stupéfiants à usage personnel pourra être condamnée à une peine d’emprisonnement de six mois à un an, à une amende de 3.000 à 10.000 dinars, ou à l’une de ces deux sanctions seulement, selon la gravité des faits. En parallèle, les auteurs et membres de réseaux criminels seraient désormais passibles de vingt ans de prison à la réclusion à perpétuité et d’une amende pouvant atteindre un million de dinars.

La députée Fatma Mseddi, promotrice de cette initiative, a souligné que la priorité était désormais de démanteler les structures criminelles organisées, jugées responsables des principaux flux de trafic, et que cette démarche s’inscrit dans une stratégie de lutte contre un phénomène considéré comme relevant de la sécurité nationale. Les discussions au sein de la commission se poursuivront avant un éventuel examen en séance plénière.