La présidente de la Chambre Syndicale Nationale des Orthophonistes Tunisiens du secteur privé, Samia Chaâbane, a indiqué, ce mercredi, que le secteur fait face à plusieurs difficultés financières ainsi qu’à un cahier des charges qui ne prend pas en compte les intérêts des professionnels du secteur privé, ce qui a entraîné la fermeture d’environ 15 cabinets en 2025, en plus de 5 autres depuis le début de l’année en cours.
Dans une déclaration à l’agence TAP, Chaâbane a précisé qu’il existe actuellement près de 325 cabinets d’orthophonistes en Tunisie dont plusieurs sont menacés de fermeture en raison des difficultés financières ou pour émigration à l’étranger à la recherche de meilleures conditions matérielles.
“Les orthophonistes sont confrontés au « fardeau » de loyers jugés excessifs, à l’impossibilité d’ouvrir un cabinet en association avec un autre spécialiste, ainsi qu’à l’obligation d’obtenir un certificat de la protection civile attestant de la conformité du bâtiment aux normes de sécurité civile”, a-t-elle indiqué.
Elle a également fait savoir que la tarification des actes entre la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) et les professionnels n’a pas été révisée depuis 1988.
La présidente de la Chambre a, par ailleurs, déploré l’essor du secteur parallèle et la présence d’intrus dans la profession.
Dans ce contexte, elle a souligné la nécessité de renforcer le contrôle pour lutter contre l’exercice illégal de la profession et de réviser le pourcentage d’augmentation annuel des loyers.




