La chambre criminelle de la Cour d’appel de Tunis a décidé, ce lundi, d’ordonner la libération de l’avocat et ancien juge administratif Ahmed Souab, après avoir révisé le jugement prononcé en première instance. La cour a confirmé la condamnation relative à l’accusation de « menace constituant un crime à caractère terroriste », tout en réduisant la peine à dix mois de prison.
Concernant la seconde accusation, à savoir « l’exposition de personnes bénéficiant d’une protection à un danger par la divulgation de données permettant de les identifier », elle a prononcé une peine de deux ans de prison avec sursis et l’a averti contre toute récidive durant le délai légal. La juridiction a également annulé la mesure de contrôle administratif, ce qui a conduit à sa remise en liberté. En première instance, le 31 octobre 2025, la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme du tribunal de première instance de Tunis l’avait condamné à cinq ans de prison ferme et à trois ans de contrôle administratif.
Ahmed Souab avait été arrêté le 21 avril 2025 sur décision du juge d’instruction du pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme, à la suite d’une vidéo dans laquelle il s’exprimait devant la Maison de l’avocat après une audience liée à l’affaire dite de « complot contre la sûreté de l’État ».




