Le président de la chambre correctionnelle près la Cour d’appel de Tunis, le juge Moez Belsaïdi, a déclaré que le président Kaïs Saïed a réaffirmé sa volonté de voir appliquer la peine de mort pour les crimes portant atteinte à la sécurité publique et pour les infractions terroristes, soulignant l’importance qu’il accorde à cette question.
Il a rappelé que la peine capitale demeure inscrite dans la législation tunisienne et continue d’être prononcée par les tribunaux, bien qu’elle ne soit plus exécutée depuis le 9 octobre 1991. Le dernier jugement de condamnation à mort remonte à 2025, dans l’affaire de l’assassinat de Chokri Belaïd.
Depuis 1991, la Tunisie observe un moratoire sur les exécutions, malgré la poursuite des condamnations. Selon Amnesty International, plus de douze peines capitales ont été prononcées en 2024, portant à 148 le nombre de détenus condamnés à mort à la fin de cette année. De son côté, Human Rights Watch réaffirme son opposition de principe à la peine de mort, qu’elle juge inhumaine et irréversible.
Le débat ressurgit régulièrement dans l’opinion publique tunisienne après chaque crime particulièrement grave, notamment à la suite de l’affaire d’agression sexuelle sur un enfant de trois ans dans un jardin d’enfants, qui a ravivé les appels à l’application de la peine capitale.




