L’artiste tunisien Salah Mesbah n’a pas hésité à critiquer la version diffusée pendant le Ramadan 2026 de l’œuvre traditionnelle “Asma Allah Al-Husna”, la qualifiant de « dénuée de charme » et insistant sur le fait qu’elle ne rendait pas justice à la beauté spirituelle de l’original.
Dans la foulée, il a proposé de créer un nouveau projet artistique intitulé (Le Nom Suprême), pour lequel il a fixé un budget prêt à diffuser de 240 000 dinars. Cette proposition a rapidement suscité des réactions contrastées sur les réseaux sociaux et dans les médias, certains soutenant la démarche innovante de l’artiste, tandis que d’autres regrettent l’idée d’abandonner le chant classique interprété par Lotfi Bouchnak, devenu depuis plus de trente ans une véritable tradition du Ramadan en Tunisie, profondément ancrée dans les habitudes et la mémoire collective des citoyens. Ce débat met en lumière les tensions entre modernisation et conservation du patrimoine culturel et religieux dans le paysage audiovisuel tunisien.




