À l’entame du mois de Ramadan 2026, la flambée des prix de la viande rouge met en lumière les fragilités profondes de la filière. Sur les ondes de Diwan FM, le président de la Chambre syndicale nationale des bouchers, Ahmed Amiri, a dénoncé une situation critique marquée par un kilo d’agneau dépassant les soixante dinars et une viande bovine atteignant plus de 52 dinars dans certains points de vente.
Il attribue cette envolée à un déséquilibre persistant entre une demande accrue et une offre locale en nette diminution, conséquence notamment de la réduction du cheptel national et de l’abattage des femelles reproductrices. L’absence d’importations de viande réfrigérée à l’occasion de Ramadan, qui jouaient auparavant un rôle d’amortisseur sur les prix, accentue davantage la tension du marché. À cela s’ajoutent des dysfonctionnements structurels liés au manque de contrôle, de traçabilité et de coordination entre les acteurs du secteur, affaiblissant les mécanismes publics de régulation.
Selon lui, cette crise dépasse la simple conjoncture et menace durablement l’accessibilité de la viande rouge pour de nombreux ménages tunisiens.




