Tunisie : Conseils nutritionnels pour un Ramadan sain

le ministère de la Santé a appelé, dans un communiqué publié mercredi matin, à suivre une série de recommandations afin de garantir un jeûne sain et sécurisé et d’adopter une alimentation équilibrée durant le mois de Ramadan.

Le ministère recommande de retarder le repas du « s’hour » afin de préserver l’énergie et de réduire la sensation de faim, de soif et de fatigue. Il conseille de privilégier un repas complet et riche en glucides complexes (pain complet, bsissa, mesfouf, droâa…), accompagné de légumes et de fruits, ainsi qu’un verre de lait ou un produit laitier pasteurisé (lben, raïb, yaourt, ricotta).

Il est également recommandé d’éviter les aliments sucrés qui accentuent la sensation de faim et de soif, de limiter les aliments riches en sel et en graisses ainsi que les excitants, notamment au s’hour, et de boire abondamment de l’eau entre l’iftar et le s’hour.

Concernant le repas de rupture du jeûne, le ministère conseille de commencer par une petite quantité de liquides (lait tiède ou eau à température ambiante), ou de la bsissa diluée dans de l’eau, accompagnée de quelques dattes ou de fruits, puis de marquer une courte pause avant de poursuivre le repas. Il insiste sur la nécessité d’éviter les excès, notamment les plats gras et difficiles à digérer, de bien mâcher et de manger lentement.

Le ministère met en garde contre les boissons gazeuses, qui provoquent des troubles digestifs, et déconseille de consommer simultanément viandes rouges, viandes blanches et poissons au cours d’un même repas. Il recommande également de réduire l’ajout de sel, d’augmenter la consommation de légumes et de limiter les fritures et aliments salés.

Durant la soirée, il est conseillé de consommer des fruits et des produits laitiers pasteurisés, d’éviter les pâtisseries et boissons sucrées ainsi que les fritures, et de boire suffisamment d’eau.

Enfin, le ministère souligne l’importance de pratiquer une activité physique légère, comme la marche, deux heures après l’iftar, d’éviter les veillées prolongées et de bénéficier d’un sommeil suffisant, estimé entre 7 et 8 heures par nuit.