À la suite de l’agression sexuelle dont a été victime un enfant de trois ans dans une garderie d’Ennasr, la question de la vidéosurveillance dans les jardins d’enfants s’est imposée au cœur du débat public. Intervenant sur Mosaïque FM le 16 février 2026, l’avocat Mahdi Louati a mis en lumière les ambiguïtés du cadre réglementaire actuel.
Si le cahier des charges impose des caméras à l’entrée, dans les couloirs et les salles de jeux, il en interdit l’installation dans les sanitaires, les vestiaires et les salles d’activités, au nom du respect de la vie privée. Une distinction que le juriste juge incohérente, estimant que les salles d’activités, où les enfants passent une grande partie de la journée, devraient également être concernées afin de mieux garantir leur protection et de faciliter l’établissement des faits en cas d’incident. Il souligne par ailleurs le paradoxe entre la prudence affichée en matière de vidéosurveillance et la diffusion fréquente de photos d’enfants sur les réseaux sociaux, pratique qui constitue pourtant un traitement de données personnelles soumis à des autorisations strictes.
Dans ce contexte, un projet de réforme en discussion à l’Assemblée des représentants du peuple envisagerait d’assouplir certaines procédures, en privilégiant le consentement parental et des sanctions financières dissuasives, afin de concilier protection de l’enfance, respect de la vie privée et applicabilité effective de la loi.




