La pénurie persistante des médicaments destinés au traitement du TDAH en Tunisie suscite une vive inquiétude au sein du corps médical, en particulier pour les enfants déjà sous traitement. Intervenant sur Diwan FM,
la professeure Rym Ghachem a mis en garde contre les conséquences lourdes de cette rupture, rappelant que ces traitements, introduits ces dernières années, ont profondément amélioré la concentration, le comportement et l’intégration scolaire de nombreux enfants. Dans un contexte éducatif peu adapté aux troubles neurodéveloppementaux, l’arrêt brutal ou irrégulier du traitement peut provoquer une régression des acquis, une instabilité émotionnelle et des difficultés scolaires accrues.
Au-delà de la dimension thérapeutique, cette situation pose un véritable enjeu de santé publique, en menaçant l’équilibre psychologique, social et éducatif d’enfants vulnérables, dont l’avenir dépend en grande partie de la continuité des soins.




