Près de 280.000 personnes ont été contraintes de fuir les combats dans la région de Jonglei, dans le centre du Soudan du Sud, depuis fin décembre, a annoncé mardi l’Organisation des Nations Unies, qui a mis en garde contre la “détérioration rapide” de la situation humanitaire dans l’ensemble du pays.
“Depuis fin décembre, la reprise des combats et des frappes aériennes dans l’État de Jonglei a contraint environ 280.000 personnes à quitter leurs foyers”, a indiqué le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, lors d’un briefing à New York.
La situation se dégrade à l’échelle nationale en raison de la recrudescence des violences, des déplacements de populations civiles et des difficultés d’accès humanitaire, en particulier dans l’État de Jonglei, a-t-il précisé.
De ce fait, la capacité de l’ONU et de ses partenaires humanitaires à fournir une aide vitale “demeure limitée”, selon le porte-parole.
Par ailleurs, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a averti mardi que plus de 450.000 enfants risquent de souffrir de “malnutrition aiguë à travers le pays”, les hostilités perturbant les services de santé et de nutrition, tandis que plusieurs zones de l’État de Jonglei sont menacées par des ruptures de stocks de nourriture thérapeutique.
La situation évolue également dans un contexte de propagation du choléra à Jonglei, a ajouté Dujarric, notant que la surpopulation dans les camps de déplacés, conjuguée à l’accès limité à l’eau potable et aux installations sanitaires, entraîne une hausse des cas.
Selon les équipes du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), les opérations humanitaires sont “gravement menacées”. Des installations, des biens et du matériel ont été “pillés ou endommagés”, alors que des travailleurs humanitaires ont été victimes d’intimidations, compromettant les efforts d’intervention, a indiqué le Bureau onusien.




