Chiot égorgé par des adolescents à Monastir : l’affaire relance le débat juridique en Tunisie

L’affaire survenue récemment à Monastir, impliquant des adolescents accusés d’actes de cruauté extrême envers un chiot et largement relayée sur les réseaux sociaux, a ravivé le débat sur la maltraitance animale et la responsabilité pénale des mineurs en Tunisie.

Intervenant sur Jawhara FM, l’avocat Elyes Jilani a rappelé que la législation tunisienne criminalise clairement les sévices infligés aux animaux, à travers le Code pénal et des textes spécifiques toujours en vigueur, prévoyant des sanctions allant de lourdes amendes à des peines de prison pouvant atteindre cinq ans en cas de faits graves ayant entraîné la mort de l’animal. Il a souligné que le jeune âge des auteurs n’exclut ni la qualification pénale des actes ni l’intervention de la justice, même si un régime particulier s’applique aux mineurs.

Au-delà de l’aspect judiciaire, cette affaire met en lumière une problématique sociétale plus large, marquée par la répétition de faits similaires ces derniers mois, et pose avec acuité la question du rôle de l’éducation, de l’encadrement familial et de la prévention, afin d’éviter la banalisation de la violence et de préserver le respect du vivant comme valeur fondamentale de la société.