Des échanges de messages datant de juin 2018 révèlent le rôle d’entremetteur que semblait jouer Jeffrey Epstein dans des cercles politiques internationaux de haut niveau. Dans l’une de ces correspondances, il affirme que Vitali Tchourkine, alors ambassadeur de la Russie auprès des Nations unies, aurait « compris Trump après nos discussions ».
Epstein va jusqu’à conseiller l’ancien Premier ministre norvégien de suggérer à Vladimir Poutine que son ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, pourrait approfondir sa compréhension des enjeux en s’entretenant directement avec lui. Au cours de la même période, Epstein informe Steve Bannon, conseiller de Donald Trump, d’une rencontre prévue entre Thorbjørn Jagland, Poutine et Lavrov, suivie d’une nuit passée au palais parisien d’Epstein. Ces échanges, intervenus peu avant le sommet très médiatisé d’Helsinki entre Trump et Poutine en juillet 2018, s’inscrivent dans un contexte sensible, marqué par la position du président américain niant toute ingérence russe dans l’élection présidentielle de 2016.
Le rapport évoque également les liens étroits entre Epstein et la femme d’affaires russe Macha Drokova, ancienne dirigeante d’une organisation de jeunesse pro-Poutine et fervente partisane du président russe.




