Les perturbations météorologiques, enregistrées en Tunisie, les lundi et mardi, 19 et 20 janvier 2026, sont dues à « une dépression en atmosphère, qui caractéristique la région de la Méditerranée, et qui se manifeste généralement sous forme d’une série de tempêtes », a indiqué l’universitaire et climatologue, Jamel Hajri
Il a expliqué, dans une déclaration à l’agence TAP, que bien que le mois de janvier soit l’un des mois les plus pluvieux de l’année, la plupart des épisodes de « fortes pluies » provoquant des inondations se produisent en automne, à l’exception des inondations de janvier 1990 qui ont touché le centre et le sud de la Tunisie. Partant, « les inondations de janvier 2026 peuvent être considérées comme exceptionnelles », a-t-il dit.
Pour rappel, cinq personnes sont décédées à la suite de ces dernières inondations, d’après un bilan de la Protection civile. Aucun bilan des dégats matériels subis par l’infrastructure du pays et par les ménages ayant souffert de ces inondations n’a été publié jusqu’à présent.
Hajri a fait savoir que ces dépressions sont le résultat d’un fort contraste de températures entre les masses d’air froid en haute altitude et les masses d’air plus chaudes au niveau de la Méditerranée, ce qui a engendré des mouvements ascendants transportant une quantité importante d’humidité et de chaleur, créant ainsi un environnement propice aux perturbations météorologiques.
“Les alertes pas prises au serieux”
Outre les fortes pluies, la dépression a été accompagnée de vents violents, principalement dus aux différences importantes de pression et de température entre les masses d’air en collision, ce qui a entrainé des courants de vent tournant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.
Il a indiqué, aussi, que les alertes répétées n’avaient pas été prises au sérieux, soulignant les conditions météorologiques précédant les perturbations, ont été caractérisées par un temps chaud et ensoleillé.
Evoquant la controverse autour de la tempête Harry, l’universitaire a expliqué qu’au début de chaque hiver, les pays de la région établissent une liste des principales tempêtes susceptibles d’avoir des effets météorologiques puissants, similaires à ceux des cyclones tropicaux, comme la tempête Daniel, qui a frappé la ville de Derna, en Libye, en 2023, ou la tempête Janus, qui a touché la Grèce en 2020.
« En fait, il n’est pas judicieux de parler de cyclones dans le bassin méditerranéen, car ce phénomène concerne principalement les régions tropicales et subtropicales », a-t-il noté.
Concernant l’origine des intemperies, sont-elles dues à la tempête Harry ou simplement à une dépression méditerranéenne profonde,
le climatologue a affirmé que les images satellites ont prouvé que les dégâts subis par la Tunisie ont été provoqués par cette tempête qui a touché la Tunisie, en passant au dessus de la Sicile mardi 20 janvier 2026 vers midi.
Et de préciser que la Tunisie a enregistré juste le passage de la périphérie de la tempête, dont l’impact s’est étendu à l’ensemble du bassin méditerranéen.
Hajri a indiqué qu’une nouvelle dépression est attendue, en Tunisie, durant le week-end, notant que son impact sera moins important.




