Pourquoi il ne faut pas mettre de parfum sur le cou : risques pour la thyroïde

Se parfumer le cou est devenu un geste courant, mais cette zone du corps mérite plus d’attention qu’on ne le pense. La peau y est particulièrement fine et richement vascularisée, et juste en dessous se trouve la thyroïde, une glande essentielle qui régule le métabolisme, l’énergie, la température corporelle et la production d’hormones comme la T3 et la T4. Le cou abrite également de nombreux ganglions lymphatiques, qui filtrent la lymphe et participent au bon fonctionnement du système immunitaire.

Cette peau fine absorbe facilement certaines molécules, et de nombreux parfums contiennent encore des perturbateurs endocriniens, comme les phtalates ou les parabènes, capables d’entraver l’action des hormones thyroïdiennes. Une exposition répétée, même à faible dose, peut, sur le long terme, provoquer un déséquilibre hormonal. Les effets ne sont pas toujours visibles immédiatement : fatigue persistante, prise de poids inexpliquée, frilosité ou troubles de la concentration peuvent apparaître progressivement.

Pour limiter les risques, il est conseillé de privilégier des parfums d’origine naturelle ou sans fragrances synthétiques, de vaporiser le parfum sur les vêtements plutôt que directement sur la peau du cou, et de lire attentivement les étiquettes pour éviter les mentions « parfum », « phtalates » ou « parabènes ». Il est également recommandé de consulter un professionnel de santé en cas de symptômes persistants.

Se parfumer reste un plaisir, mais adapter ses habitudes peut contribuer à préserver l’équilibre hormonal et la santé sur le long terme.

📚 Source scientifique : Touhouche, S., de S., et al. (2024). Phtalates et fonctions reproductrices de la femme : effets endocriniens et thyroïdiens.