Ce dimanche 18 janvier 2026, l’avocat et ancien député d’Al Karama, Seïf Eddine Makhlouf, a été placé en détention en Tunisie pour purger des peines prononcées à son encontre, après avoir été remis aux autorités tunisiennes par l’Algérie.
Selon sa sœur, Nedia Makhlouf, cette expulsion constitue une « violation grave » des droits internationaux et du droit d’asile, en particulier du principe de non-refoulement qui interdit de renvoyer un opposant politique vers un pays où il pourrait être persécuté. Elle affirme que Seïf Eddine avait été initialement informé d’un transfert à Alger pour des formalités administratives, mais que sa destination a été changée en secret et qu’il a été remis aux autorités tunisiennes à la frontière, un geste qu’elle qualifie de « trahison » et de « mépris du droit international ». Nedia Makhlouf dénonce cette opération comme un précédent dangereux pour la protection des réfugiés et des opposants politiques, et souligne que la famille redoutait depuis plus d’un an et demi cette issue.
Cette détention fait suite à une condamnation par contumace, prononcée le 13 janvier 2026 par le Tribunal de première instance de Tunis, à cinq ans de prison pour atteinte à la sûreté de l’État, pour des accusations incluant la divulgation de secrets de la défense nationale et des allégations contre des agents de l’État.




