Longtemps perçue comme un modèle de stabilité et de prospérité, l’Allemagne traverse aujourd’hui une phase de profond malaise économique et social qui ternit son attractivité.
Privée du gaz russe à bas coût, fragilisée par les effets durables de la guerre en Ukraine et pénalisée par les politiques protectionnistes du président américain Donald Trump, notamment sur les droits de douane, la première économie européenne fait face à une conjoncture difficile marquée par des fermetures d’usines, des suppressions d’emplois et une croissance atone. Cette situation alimente un sentiment de désenchantement au sein de la population, au point que plus d’un résident sur cinq envisage de quitter le pays, selon une étude récente. Si la quête d’une meilleure qualité de vie reste la principale motivation, les expériences de discrimination pèsent fortement chez les personnes issues de l’immigration. Bien que peu de projets d’émigration soient immédiats, ces intentions traduisent un malaise profond, accentué par les défis démographiques, les pénuries de main-d’œuvre et la perte de marchés stratégiques, notamment en Chine, poussant Berlin à chercher de nouveaux partenariats économiques, comme en Inde, pour tenter d’enrayer le déclin.




