Une marche, organisée à l’initiative du comité de soutien à l’avocat et ancien juge administratif Ahmed Souab, actuellement emprisonné. La manifestation a réuni des partis politiques de l’opposition, des associations, des organisations de défense des droits humains ainsi que des acteurs de la société civile.
Le cortège de la marche est partie de la place du Belvédère, empruntant l’avenue de la Liberté puis la rue de Rome, avant de rallier l’avenue Habib Bourguiba. La marche s’est déroulée sous un important dispositif sécuritaire déployé tout au long de l’itinéraire.
Les organisateurs de la marche ont indiqué que le choix de la date, volontairement éloignée des commémorations de la révolution, n’était pas fortuit. Selon eux, il vise à mettre l’accent sur les préoccupations réelles des Tunisiens, liées à la concrétisation des objectifs, des slogans et des aspirations ayant motivé le déclenchement de la révolution, plutôt qu’à la célébration de ses dates symboliques.
Dans des déclarations à l’Agence Tunis-Afrique-Presse (TAP), ils ont estimé que “ce qui importe aux Tunisiens n’est pas la date de la commémoration de la révolution, mais la réalisation de ses revendications fondamentales, notamment l’emploi, la liberté et la dignité”.
Et d’ajouter que l’objectif de la marche est de “se réapproprier la symbolique de la révolution de la liberté et de la dignité”. Les participants manifestent aujourd’hui “contre l’injustice et les atteintes aux libertés”, ont-ils dit.
Au cours de la marche, les manifestants ont brandi des banderoles réclamant la libération de l’avocat et ancien juge administratif Ahmed Souab et de tous les hommes politiques et militants de la société civile incarcérés. Ils ont, également, appelé à l’indépendance du pouvoir judiciaire, au renforcement des libertés publiques et à la réalisation de la justice sociale.
Pour rappel, la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le tribunal de première instance de Tunis a condamné, fin octobre dernier, l’avocat et ancien juge administratif Ahmed Souab à cinq ans de prison, assortis de trois ans de surveillance administrative.
Ahmed Souab avait été arrêté le 21 avril 2025 et placé en garde à vue à la suite de déclarations faites devant le siège de la Maison de l’Avocat à Tunis, après une audience dans l’affaire dite de “complot contre la sûreté de l’Etat, sur la base desquelles plusieurs chefs d’accusation à caractère terroriste ont été retenus contre lui.




