Une photo largement relayée sur les réseaux sociaux, présentée comme montrant le chanteur libanais Fadhel Chaker à l’intérieur de la Cour criminelle de Beyrouth, a ravivé l’attention autour de son dossier judiciaire, à l’occasion de l’ouverture des audiences liées à plusieurs affaires à caractère sécuritaire.
Les autorités judiciaires ont entamé l’examen de quatre poursuites à son encontre, portant notamment sur l’appartenance à un groupe armé, le financement de ce groupe lié à Ahmad Al-Assir, la détention d’armes non autorisées ainsi que l’atteinte à l’autorité et au prestige de l’État. Ces procédures interviennent après que Fadhel Chaker s’est rendu, il y a quelques mois, à la Direction des renseignements de l’armée libanaise, mettant fin à des années de clandestinité dans le camp de réfugiés d’Aïn El-Héloué.
Dans un communiqué daté du 5 octobre dernier, l’armée libanaise avait confirmé que « le recherché Fadhel Abdel Rahman Shmandar, connu sous le nom de Fadhel Chaker, s’est rendu à une patrouille de la Direction des renseignements à l’entrée du camp d’Aïn El-Héloué – Saïda, en lien avec les événements d’Abra de 2013 », précisant que les investigations se déroulent sous la supervision de la justice compétente. La comparution de Fadhel Chaker devant la justice marque ainsi une étape décisive dans un long parcours judiciaire, au cœur d’une affaire qui a suscité une vive controverse pendant de nombreuses années.




