Le ministre de l’Énergie américain, Chris Wright, a révélé le 7 janvier que les États-Unis contrôleraient « pour une période indéterminée » la vente du pétrole vénézuélien, confirmant ainsi ce que beaucoup soupçonnaient : derrière le discours sur la démocratie et les droits humains se cachent avant tout des enjeux énergétiques.
Quelques jours après l’annonce par Donald Trump d’une livraison massive de pétrole depuis Caracas, Wright a précisé que Washington comptait d’abord commercialiser le brut déjà stocké, puis la production future, tout en encourageant les investisseurs américains à injecter des milliards pour relancer un secteur fortement fragilisé sous Chavez et Maduro. Cette stratégie favorise un régime autoritaire capable d’assurer stabilité et sécurité pour les affaires, plutôt que la démocratie ou l’État de droit, ce que démontre le maintien au pouvoir de la vice-présidente Delcy Rodríguez.
Pour Trump, ce n’est pas la popularité des leaders de l’opposition ou le respect des institutions qui compte, mais la capacité à garantir un environnement propice aux intérêts économiques américains au Venezuela, au détriment des aspirations démocratiques locales.




