En Tunisie, le dépistage du cancer du col de l’utérus reste largement insuffisant, avec moins d’une femme sur six en âge de procréer qui réalise un frottis cervical, alors que les recommandations internationales préconisent une couverture d’au moins 70 %.
Ce cancer, étroitement lié au virus du papillome humain (HPV), se transmet non seulement lors des rapports sexuels, mais aussi par des contacts cutanés ou muqueux, au sein de la famille, ou via des objets partagés. Chaque année, environ 600 nouveaux cas sont diagnostiqués en Tunisie, entraînant près de 200 décès. La vaccination contre le HPV, introduite en milieu scolaire depuis avril 2025, constitue un outil de prévention efficace, protégeant contre les types de virus responsables de la majorité des cancers du col. Malgré son efficacité prouvée, le vaccin fait face à des résistances culturelles et sociales, alimentées par des tabous autour de la sexualité féminine et des rumeurs infondées sur ses effets secondaires.
Les autorités sanitaires insistent sur l’importance de la prévention précoce, rappelant que le vaccin ne présente aucun risque pour la fertilité et permet de réduire significativement le risque de cancers liés au HPV, tant chez les femmes que chez les hommes.




