Le Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT) tire la sonnette d’alarme face à la multiplication des poursuites judiciaires visant les journalistes et à la détérioration inquiétante de l’état de santé de Mohamed Boughalleb et Chadha Haj Mabrouk, détenus dans des conditions alarmantes.
Alors que les tribunaux tunisiens examinent plusieurs affaires impliquant des journalistes, notamment celles de Sonia Dahmani, condamnée à 18 mois de prison en vertu du décret 54, et de Khalifa El Gasmi, dont le jugement a été reporté au 24 février 2025, le SNJT dénonce l’utilisation abusive de lois répressives comme le décret 54 et la loi antiterroriste. La santé des journalistes détenus reste préoccupante, en particulier celle de Mohamed Boughalleb, souffrant de diabète, et de Chadha Haj Mabrouk, emprisonnée depuis juillet 2023 et confrontée à des troubles graves.
Le SNJT appelle les autorités tunisiennes à cesser les poursuites extrajudiciaires, à garantir des soins médicaux appropriés pour les détenus et à protéger la liberté de la presse. Il réclame également la libération immédiate des journalistes incarcérés et exhorte le gouvernement à ouvrir un dialogue constructif sur les libertés fondamentales, en mettant fin aux pratiques qui criminalisent le travail journalistique.