Les participants à une réflexion sur le rôle de la Gauche après le 25 juillet et les changements opérés, organisée lundi 6 février 2023 à Tunis, à l’occasion du 10e anniversaire de l’assassinat de Chokri Belaid, ont estimé que la gauche “n’a pas saisi l’occasion du changement engendré par le 25 juillet et n’a pas été à la hauteur d’une alternative révolutionnaire visant à sauver le pays”.
Cette rencontre politique a été organisée à l’initiative du comité directeur du parti Al-Watad (clan Mongi Rahoui).
Selon les participants, les forces de gauche n’ont pas tiré de leçons du passé. “Le rêve de l’unité du parti de la grande famille de gauche s’est évanoui après l’échec de l’expérience du Front populaire”, ont ils estimé, précisant, toutefois, que le président de la République a accompli quelques réalisations après le 25 juillet pouvant être considérés comme “le noyau d’un processus populaire nouveau, capable de changer le paysage au profit des catégories marginalisées”.
Dans une déclaration à la TAP, en marge de cette rencontre, Mongi Rahoui, membre du comité directeur d’Al Watad, a déclaré “nous n’avons d’autres choix que d’unifier les forces nationales progressistes dans le cadre d’une alliance nationale populaire afin de reconstruire la Tunisie et réaliser les objectifs de la révolution”.
Pour sa part, Abdeljelil Bouguerra, professeur universitaire, a estimé que le processus du 25 juillet a davantage divisé la gauche. Celle-ci n’a plus la position qui sied à ses sacrifices par le passé.
A l’inverse, Rafaâ Tabib, professeur universitaire, a estimé que “la gauche peut encore se reprendre en main et se placer au devant par ses pensées et sa culture”, faisant remarquer que le processus du 25 juillet n’est pas un événement isolé propre à la Tunisie. Il est lié aux changements engendrés par la désillusion du printemps arabe.




