
Selon Mikhaïl Ben Rabah, contrôleur général des services publics et secrétaire général du syndicat de base des contrôleurs publics relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), la stratégie nationale de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption 2016-2020 a mis l’accent sur le processus participatif dans l’élaboration des principaux axes de la stratégie; mais a omis de mettre à contribution l’une des composantes importantes dans le système de la lutte contre la corruption.
Il s’agit, a-t-il dit, des instances de contrôle public dont la mission consiste à renforcer la gouvernance, la transparence, le principe de redevabilité et la consécration des principes de la bonne gestion publique et de la protection de l’argent public.
Au sujet du plan d’exécution mis en place pour la période 2016-2018, Ben Rabeh a estimé que ce plan prévoit l’élaboration de programmes alors qu’ils ont fait l’objet d’études de faisabilité ayant atteint un stade avancé à l’instar des programmes relatifs à l’OpenGov et à l’amélioration de la qualité des services publics.
Il a noté également que la stratégie n’a pas été accompagnée d’un budget prévisionnel pour les différentes activités couvrant les années 2016/2020, ce qui constitue, selon lui, une “lacune fondamentale”. Aucune stratégie ou plan de travail ne peut être évalué en l’absence de prévisions financières ou de mécanismes de financement, a-t-il dit.
Elaborée par l’Instance nationale de lutte contre la corruption, la stratégie nationale de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption est entrée en vigueur, vendredi, après avoir été signée par le chef du gouvernement Youssef Chahed, le président de l’Instance de lutte contre la corruption Chawki Tabib, le vice-président de l’Instance provisoire de l’ordre judiciaire Radhouane Ouarthi et le président du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) Néji Bghouri.



