Dénigrement, incitation à la défiance…

Je suis stupéfaite de voir à l’œuvre le dénigrement, l’incitation à la défiance, la volonté d’exciter la population contre le pouvoir actuel qui vient de prendre, courageusement, ses fonctions, depuis si peu.

Avant même son entrée en fonction, le gouvernement était déjà la proie d’attaques visant à lui « casser les jarrets » par anticipation. On voulait tenter de faire douter de son aptitude à relever le défi d’une situation héritée d’avant mais aussi en grande partie, d’après la révolution, situation pour laquelle nous nous accordons tous à dire qu’elle est infiniment grave !

Alors, pourquoi ne pas accorder le préjugé favorable au gouvernement et aux élites nouvellement élues. Il faut donner le temps au temps. Quelle est cette entreprise de démolition malveillante que l’on cherche à mettre en place.

Je pense qu’en peu de temps le gouvernement a fait un sacré bon boulot :

– reprise en main de la sécurité avec réussites éclatantes dans le démantèlement en cours des réseaux terroristes,
– lutte contre la contrebande, avec là aussi de substantiels résultats et nettoyage en cours des éléments douteux de la police, de la douane et de fonctionnaires véreux,
– reprise en main progressive de la maîtrise du contrôle des prix où régnait une gabegie colossale, des prises de bénéfices éhontés, au détriment de toute la population.
– lutte contre le commerce parallèle, la drogue où prospèrent des mafias
– Réorganisation des autres secteurs régaliens…
– Essai courageux de reprise en main du secteur phospatier pourvoyeur de devises
– Plan pour la sauvegarde de la saison touristique
– Effort pour endiguer les grèves sauvages et parvenir à la paix sociale…
– Recherche de moyens pour relancer les projets, notamment, dans les zones en difficulté.
– Révision en cours du barême d’imposition fiscale pour réduire les inégalités entre les citoyens…

Et j’en passe ! Il faut donner de grands coups de pied dans les fourmilières et, il y a de la résistance. Cela ne plait, évidemment, pas à tout le monde. Et vous voudriez que tout ça soit réussit, en un clin d’œil ! Ce n’est pas sérieux. Vous n’ignorez pas qu’il faut donner, raisonnablement, du temps au temps. Vous feriez mieux de motiver les Tunisiens, de les inciter à se mettre à la tâche immense qui doit tous nous impliquer pour désinfecter le pays des miasmes dont notre gouvernement actuel a hérité.

« Ne vous demandez pas ce que l’État doit faire pour vous. Demandez-vous ce que vous, vous pouvez faire pour l’Etat »

Je m’interroge sur les motivations profondes de ces fossoyeurs de l’ombre qui nous déversent, ainsi, leur bave de crapaud toxique au lieu de participer à l’effort général de redressement de la situation.

De Amel Mahjoub, en réaction à l’article: Tunisie – Paix sociale – L’État a peur de qui et de quoi?