Tunisie : Quatre anciens prisonniers politiques réclament l’asile à l’étranger

Quatre anciens prisonniers politiques, bénéficiaires de l’amnistie générale, se sont rassemblés dimanche, devant les locaux du haut Commissariat aux droits de l’homme, à Mutuelleville, (Tunis) pour réclamer la restitution de leurs droits et demander l’asile à l’étranger, a constaté un journaliste de TAP.

Haykel Manai, ancien prisonnier membre du Parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT), a indiqué, à l’Agence TAP, qu’il s’agit d’un sit-in auquel prennent part d’anciens prisonniers islamistes et de gauche, «victimes de l’oppression et de la dictature depuis 1956.»

Il a précisé que le sit-in intervient en raison de la non activation de l’amnistie générale ce qui ne leur a permis d’obtenir qu’un certificat d’amnistie sans bénéficier de dédommagements.

Il a ajouté qu’ils ont eu un entretien avec le directeur adjoint du bureau du Haut Commissariat aux droits de l’homme à Tunis, qui a transmis leurs demandes au siège de l’instance à Genève en Suisse. Manai a affirmé qu’ils ont eu recours au haut commissariat en vue «d’internationaliser leur cause et demander l’asile à l’étranger».

«Nous ne voulons plus vivre dans ce pays», a-t-il dit. Après le 14 janvier 2011, plusieurs milliers d’anciens prisonniers politiques ont bénéficié de l’amnistie générale. Des centaines d’entre eux continuent à réclamer, épisodiquement, la réactivation des textes de lois relatifs à l’amnistie.