L’Orchestre Symphonique Tunisien a présenté, mardi soir, avec la célèbre soliste japonaise Mariko Hara, un programme classique, tout en charme et harmonie, sous la direction du Maestro Hafedh Makni, au Théâtre Municipal de Tunis. Cette soirée, s’inscrit dans la cadre de la programmation annuelle de l’orchestre, également concoctée par l’ambassade du Japon, en collaboration avec le ministère de la culture.
Le spectacle démarre par l’ouverture d’Antonio Salieri, “Les Danaides”. Ce grand rival de Beethoven et peu connu du public Tunisien a écrit une quarantaine d’ouvrages lyriques.
L’Orchestre choisit de présenter, ensuite, un concerto pour Alto et Orchestre de Franz Anton Hoffmeister au cours duquel Mariko Hara a brillé par un jeu d’une extrême finesse et précision ainsi qu’une présence scénique lumineuse.
Le prélude et la Grande Marche d’Aida de Giuseppe Verdi, un grand classique très célèbre a figuré au menu de ce répertoire suivi d’un volet tunisien avec “Les méditerranéens” signé Mohamed Makni, suivi de “Nuit Andalouse” de Kaddour Srarfi joués brillamment par l’orchestre.
La célèbre oeuvre japonaise “Hana wa saku” signifiant “les fleurs s’épanouissent” écrite suite au grand séisme et tsunami qui ont frappé les côtes du Japon en mars 2011 “afin de renouer avec l’espoir et la joie de vivre chez les Japonais” a marqué cette soirée. Cette musique, à la fois nostalgique et porteuse d’espoir, a donné tout son sens au titre choisi par Y.Kanno.
Ce concert mensuel a été marqué par la présence d’un public venu nombreux, de représentants du corps diplomatique et du ministre de la culture venus découvrir le temps d’un spectacle un échange musical tuniso- japonais, et découvrir Mariko Hara, lauréate de plusieurs prix, sachant que cette virtuose a joué avec de grands orchestres de renom à l’instar de celui de Tokyo.




