La vie économique et sociale a été paralysée mercredi au Kef à la suite de la grève générale lancée à l'appel de l'union régionale du travail (URT), en signe de protestation contre le non respect de l'accord convenu avec le gouvernement qui prévoit la lutte contre le chômage et le renforcement du développement dans le gouvernorat.
Les commerces, administrations et établissements scolaires et universitaires sont restés fermés alors que le secteur du transport dans la ville du Kef et les autres villes du gouvernorat est sérieusement perturbé. Les bus de transport public et les voitures ''louages'' sont également en grève. Seuls les hôpitaux, les boulangeries et les pharmacies sont ouverts.
Selon le secrétaire général du l'URT du Kef, Ibrahim Guesmi, le recours à la grève générale fait suite à la non application des accords convenus entre l'union régionale du travail et le gouvernement qui prévoient l'impulsion de l'emploi et de l'investissement privé, notamment à travers le démarrage du projet de la mine de phosphate à Sraouertane, la construction d'une usine de production de ciment à Zouaouine et l'entrée en exploitation d'autres mines dans le gouvernorat comme celle de Hmima ou à Kalaat Snene.
La chambre d'industrie de l'union régionale de l'industrie du commerce et de l'artisanat du Kef a soutenu, dans un communiqué, la grève générale, appelant le gouvernement à accélérer la réalisation des projets de développement et répondre aux aspirations des habitants de la région.
Une marche qui a réuni près de 5000 mille personnes, selon des sources syndicales, a été organisée dans la ville du Kef. Le secrétaire général de l'URT a indiqué que le taux de participation à la grève est de 90%.
Il n'a pas été possible au correspondant de l'Agence TAP dans la région de joindre le gouverneur pour recueillir son point de vue.
DI/TAP