Mohamed Ennaceur : Le boycottage de la marche n’est pas contraire au principe de solidarité nationale

Pour le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Mohamed Ennaceur, le boycottage de la marche de ce dimanche contre le terrorisme par certains partis politiques n’est pas du tout contraire au principe de solidarité.

« C’est une attitude face à la participation de certaines parties et non pas un appel à récuser le principe de solidarité nationale », a-t-il dit, indiquant être entré en contact avec le porte-parole du Front national Hamma Hammami pour s’entretenir avec lui de cette question.

Mohamed Ennaceur a confirmé que des chefs d’Etat et de gouvernement et d’autres personnalités de marque défileront en tête de cortège, avec notamment les présidents de la France, de la Palestine, de la Pologne et du Gabon, le président du Conseil des ministres italien, le président du Parlement européen, le président du parlement arabe, le président de l’Assemblée nationale italienne et le président de l’Assemblée nationale populaire algérienne, précisant que le chef du gouvernement libyen a été invité.

Il a aussi fait état de la présence de délégations d’Egypte, de l’Etat des Emirats arabes Unis, du Koweït et d’autres pays arabes, outre des délégations syndicales et patronales, et le président de l’Organisation arabe du tourisme.

Cette marche qui se veut l’expression de la solidarité internationale, a-t-il ajouté, « sera pour la Tunisie un réel motif de fierté » et montre que le pays a réussi à choisir la bonne voie et à se doter d’un nouveau système garant des droits et libertés. Elle dénote aussi la conscience des participants quant au fait que, par delà la Tunisie, ils soutiennent la solidarité internationale contre le terrorisme, l’ennemi commun à tous. Mohamed Ennaceur a délivré, au passage, un message au peuple tunisien, à savoir que « la cohésion et la solidarité dans pareilles circonstances représentent le bouclier et la force de la Tunisie, mais aussi sa réponse à l’attentat terroriste ».

Le Front national avait annoncé en conférence de presse plus tôt dans la journée sa décision de ne pas participer à la marche nationale et internationale contre le terrorisme, invoquant « la présence de certaines parties politiques qui avaient soutenu le terrorisme et trempé dans les assassinats politiques qui coûtèrent la vie aux martyrs Chokri Belaid et Mohamed Brahmi », selon les termes de Hamma Hammami, porte-parole du FP.