Au sujet de la démission de l’ancien ministre des finances, M. Houcine Dimassi, le chef du gouvernement provisoire a affirmé, samedi 4 août 2012 au cours d’une interview TV, que « Dimassi lui a fait part auparavant qu’il ne pouvait plus poursuivre son travail en raison de certains différends avec le conseil des ministres, s’agissant notamment de quatre dossiers, liés à
L’augmentation salariales à l’accroissement des prix des hydrocarbures, au dossier des ouvriers des chantiers et à l’amnistie générale.
Tout d’abord je remercie Dr .Jamel Tazarki pour son pertinent commentaire mentionne ci-dessus qui a mon sens parait tout a fait crédible.
Par ailleurs je pense que Monsieur Hammadi Jebali n’a pas cherche a intimider nos journalistes, son discours était plutôt simple, simpliste et populiste sans pragmatisme ou force de conviction. Nos journalistes étaient plutôt timides qu’intimides, ils etaient en mesure de répondre a ses arguments simplistes mais, ont prefere opter pour une resignation inexpliquée.
1. Le point le plus important qu’il fallait rappeler est que son parti a certes la majorité au sein de l’assemblée constituante et en aucun cas ne représente la majorité tunisienne.
2. L’ANC a pour mission seulement la rédaction de la nouvelle constitution de l’Etat et la designation d’un gouvernement transitoire.
3. De surcroit cette assemblée ne peut s’attribuer tous les pouvoirs et compétences dans tous les appareils de l’Etat et par conséquent cette majorité ne peut gouverner en toute legitimite , dans tous les domaines.
4. Il ne faut pas seulement prétendre à la liberté et a la démocratie, mais encore faut les appliquer scrupuleusement. Ceci dit si tous les pouvoirs politiques allant aussi bien des municipalités aux gouvernorats, arrivaient a se trouver sous l’autorité de la même couleur politique islamique on se trouvera certes sous la dictature et l’hégémonie d’un parti Unique donc on se poserait la question de l’interet de cette revolution.
5. Il encore temps pour Monsieur Jebali d’apprendre q’il faut comparer le comparable quand il expliquait les raisons des augmantations des salaires des fonctionnaires de l’Etat et la compemsation ou indemnisation pecuniaire quand aux prisonniers politiques .
6. En tout etat de cause cette situation demeure l’otage de la conscience ou inconscience du peuple tunisiens et sourtout de leur maturite et de leur degres de discernement .L’avenir temoignera le sort de cet otage.
Il nous manquait seulement l’interprétation en termes psychologiques. La vérité est que certaines personnes sont gênées par le fait que pour la première fois un parti politique qui est inspiré par l’Islam, la religion c’est-à-dire, comme une source pour des raisons culturelles et idéologiques pour défendre et soutenir la démocratie. La laïcité de certains fanatiques est juste une excuse pour donner de la dignité de leur pensée contre la religion. Ils sont fanatiques et sanguinaires que ceux qui, dans les tribunaux de l’Inquisition, a condamné les hérétiques sur le bûcher. Ils ont juste changé de camp, mais ils sont toujours les mêmes.
La crise, c’est la faute aux autres
Pour le premier ministre, tout va bien. La Tunisie est sur la bonne voie. Sans surprise, la réconciliation nationale et l’autocritique n’ont pas eu leur place dans l’interview (qui était plutôt un monologue). Le Premier ministre, comme à son habitude, a ponctué son intervention de chiffres, toutefois sans donner aucune unité de monnaie: Franchement, je n’ai pas su s’il parlait de Millions de dinars, de millimes, de dollars ou d’euros!
Il se félicite des pronostics économiques de madame Lagarde (la patronne du FMI) dont il n’a pas vraiment compris le message. Madame Christine Lagarde exige indirectement du gouvernement tunisien une croissance réelle (nette) de 2,7% allant jusqu’à 6 % de notre BIP durant les prochaines années tout en remboursant nos dettes! C’est une mission impossible! Il va falloir bientôt nous faire de nouvelles dettes afin de rembourser les dettes que Monsieur Ben Ali a eu sans aucune difficulté du FMI! Mais cette fois-ci à un taux d’intérêt très élevé! Ceci signifie aussi qu’il faut abandonner tous nos projets d’investissements publics: la crise du logement, la pénurie d’eau et d’électricité, l’aide sociale… Madame Lagarde nous demande poliment de bloquer l’investissement public pour permettre aux profits financiers de capter une part croissante de la richesse produite afin de rembourser en particulier nos dettes.
Ce gouvernement a apparemment réalisé une croissance de 1,8% de notre BIP mais il ne faut pas oublier que nous n’avons pas encore remboursé un centime de nos dettes et que Les intérêts dus ont été pris en charge par nos amis les américains! Puis, je rappelle à Monsieur Jebali que la croissance économique offre seulement une certaine mesure quantitative du volume de la production. Mais elle ne dit rien sur le déficit budgétaire, le chômage et la situation sociale du pays. Peu importe pour le FMI s’il y a progression de la société tunisienne dans l’absolu : Toute augmentation de la valeur ajoutée signifie des revenus afin de rembourser nos dettes. Et, c’est seulement ça qui compte pour madame Lagarde.
Monsieur Hamadi Jebali a trouvé les coupables de la crise: la crise c’est la faute aux autres ! Sauf à lui et à son gouvernement. Et si ce ne sont pas les autres, alors la crise est la faute à la crise. Monsieur Hamadi jebali, aurait pu évoquer l’absence de programme précis de son gouvernement. Voici presque une année que le parti politique Ennahdha est au pouvoir et il veut toujours faire croire aux Tunisiens que si le pays va mal, c’est à cause de l’opposition et de l’UGTT. Cet entêtement démagogique coûte cher à notre pays. Si le parti Ennahdha est réélu en 2013, il amplifiera cette politique inefficace et injuste, parce qu’il est idéologiquement convaincu qu’il y a les bons (les pieux) et les mauvais (les non pratiquants) Tunisiens. S’il est réélu en 2013, il continuera de mener sa politique résolument pensée et tournée contre les Tunisiens.
Nous ne voulons pas retirer tout pouvoir à la légitimité démocratique de l’ANC. Le problème, c’est que la majorité du peuple n’a pas confiance en Monsieur Rached Ghanouchi et en Monsieur Hamadi Jebali. Le monde entier et la majorité des Tunisiens ont une image négative d’eux et ils ne pourront jamais la changer en quelques jours. Les images existent, elles sont opérantes et Monsieur Rached Ghanouchi ne peut pas les modifier du jour au lendemain! L’image d’une personne ne peut guère se déconnecter de son passé, dans lequel elle plonge pour prendre ses racines. Les images sont des projections de la réalité! La confiance du peuple ne se décrète pas, elle se gagne!
Monsieur Jebali a intimidé ses interlocuteurs(les journalistes qui ont mené l’interview) en se servant de l’agressivité verbale (des actes blessants psychologiquement) et du contrôle pour conserver une position de pouvoir par rapport à eux. Ces actes blessants sont répétés au cours de l’interview, de sorte que les journalistes qui en sont victimes ont de plus en plus de difficulté à s’en sortir. Au cours de l’interview le déséquilibre de pouvoir dans la relation et sa dynamique se sont renforcé du côté du premier ministre. Enfin de compte, les journalistes ont perdu toutes confiances en eux et ils ont fini par bégayer! Cette technique d’intimidation est la seule arme de Monsieur Jebali. Il ne cherche jamais à convaincre mais il cherche plutôt à intimider…
Monsieur Jebali a montré des troubles de la concentration et de la mémoire lors de l’interview. Alors, on se demande comment peut-il prendre des décisions dans des domaines quotidiens. Les journalistes ont dû lui poser les questions à compte-goutte (une par une). Comment fait-il alors durant les rencontres internationales où il faut être capable du multitasking (il faut être capable de jongler simultanément avec plusieurs idées et plusieurs thèmes afin de tirer des conclusions intéressantes). Il est temps que Monsieur jebali parte à la retraite. Il est en train de ruiner sa santé et celle de la Tunisie! J’espère que le prochain remaniement gouvernemental le libèrera de ses charges…
Dr. Jamel Tazarki
Allemagne
http://www.go4tunisia.de