Amara Tlijani a été nommé ce lundi 14 mai gouverneur de Kébili. Né le 16 janvier 1969 à Gafsa, il est titulaire d’une maîtrise en sciences économiques en 1994. En 1996, il intègre la délégation générale du développement régional, et occupe le poste de directeur du projet de développement urbain intégré à Siliana. De 1999 à 2006, M. Tlijani est chef de service à la direction des statistiques de l’Office de développement du centre-ouest. De 2006 à 2010, il est chef de service des secteurs productifs à la direction centrale de l’information régionale relevant de la délégation générale du développement régional.
Jusqu’à sa récente nomination, il occupait le poste de directeur régional du développement à Sidi Bouzid.
Amara Tlijani est marié et père de deux enfants.
WMC/TAP
Le changement dans la continuité:
Dans le gouvernement de Monsieur Rached Ghanouchi aucun ministre de l’ancien gouvernement n’a retrouvé son poste, sauf le ministre de la défense pour des raisons qui sont connues… Même des hauts fonctionnaires de nos ministères ont été neutralisés. «Ces gens ont déjà fait du bon travail, et il faut qu’ils continuent», a souligné Monsieur Abdelfattah Mourou dans l’émission Chahed-wa-Chawahid et il a complétement raison. Ce gouvernement n’a pas le droit de limoger nos hauts fonctionnaires pour des raisons théologiques. Il faut les garder pour leur qualification professionnelle précieuse pour la continuité de l’État. Le changement du gouvernement ne doit pas se traduire par un changement de l’élite. Il manque au parti politique Ennahdha des hommes capables de prendre la relève. En particulier le renouvellement du personnel administratif est absurde et ne peut que ruiner notre pays. Il nous faut un article dans notre constitution (comme en Allemagne) qui reconnaît aux fonctionnaires la liberté d’association politique comme tous les autres citoyens. Nous ne pouvons pas nous permettre de changer tous les directeurs de nos institutions à chaque changement de gouvernement. Ce qui manque en Tunisie est une organisation à l’échelle nationale pour la défense et la protection des droits de nos hauts fonctionnaires des nominations aléatoires et absurdes qu’Ennahdha est en train de réaliser. Il faut que cette organisation bloque toutes ces réformes déraisonnables et de s’imposer ainsi comme une force face à une majorité parlementaire en grande partie nulle. Il s’agit en particulier de l’intérêt supérieur de l’État tunisien qui doit être apolitique. Je dénonce le recrutement politique dans l’administration tunisienne. J’appelle tous les Tunisiens à se révolter contre cette idiotie. Je rappelle, en tant qu’exemple, que Monsieur Obama ou Monsieur Nelson Mandela ont gardé non seulement tous les hauts fonctionnaires de toutes les administrations mais ils ont même reconduit des ministres aux mêmes postes: C’est le cas de Trevor Manuel et d’Alec Erwin respectivement ministre des Finances et du Commerce en Afrique du sud. Un président noir qui a été victime de l’apartheid pendant 27 ans engage des ministres blancs pour l’intérêt du pays. Il faut céder le passage à tous les gens de valeur indépendamment de leur couleur de peau, de leur croyance ou de l’idéologie politique.
Dr. Jamel Tazarki
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Allemagne