Le 30 mars, après une semaine de recherches, les corps des quinze secouristes palestiniens disparus le 23 mars ont été retrouvés à Rafah, dans le sud de Gaza.
Ces secouristes, membres du Croissant-Rouge et de la Défense civile, avaient été visés par l’armée israélienne alors qu’ils accomplissaient une mission de secours après des bombardements dans la région. L’armée israélienne a reconnu avoir ouvert le feu sur des ambulances qu’elle jugeait “suspectes” dans le cadre d’une opération contre le Hamas. Ce drame a eu lieu dans un contexte de violence accrue à Gaza, où les frappes israéliennes ont repris après la rupture de la trêve en mars. Les secouristes ont été retrouvés dans un état déplorable, certains enterrés sous le sable. Ce tragique événement survient pendant l’Aïd-el-Fitr, une période habituellement marquée par la joie, mais à Gaza, c’est la souffrance et la mort qui prévalent. Le Croissant-Rouge palestinien a qualifié cet acte de “crime de guerre”, et l’ONU ainsi que d’autres organisations humanitaires ont exprimé leur indignation, appelant à la fin de cette violence et à une meilleure protection des travailleurs humanitaires en période de conflit.