Tunisie : Des défaillances relevées à l’université de Jendouba, un projet de reforme proposé

L’Université de Jendouba vient de publier un rapport pointant du doigt les défaillances de l’enseignement au sein des 13 établissements de l’université et proposant un projet de reforme de l’université afin d’améliorer son rang national.

Selon le rapport, l’Université de Jendouba est considérée comme l’une des plus faibles universités à l’échelle nationale au niveau de la formation et des spécialités proposées aux étudiants. Le document a aussi relevé le faible niveau des étudiants reçus au sein des établissements de l’Université.

L’un des soucis majeurs concerne la programmation des mêmes spécialités dans plusieurs établissements de l’université, à l’instar de l’institut supérieur des sciences humaines à Jendouba, l’institut supérieur des études appliquées en humanités du Kef, et l’institut supérieur des langues appliquées et d’informatique de Béja.

Cet obstacle empêche l’université à se doter de nouveaux spécialités, de devenir compétitive et plus adaptée aux besoins du marché du travail, selon le rapport. Le document a aussi déploré l’absence de plusieurs formations et spécialités dans l’université comme les formation médicales et paramédicales ainsi que les spécialités dans le domaine minier, agroalimentaire, ingénierie et géologie.

D’un autre côté, le rapport a signalé la présence d’un disfonctionnement au sein de certains établissements où le nombre des étudiants est égal à celui du cadre administratif (à l’exemple de l’institut supérieur de musique et de théâtre du Kef où 64 étudiants sont présents pour 50 cadres).

Le faible budget alloué à l’université (3 pc de la somme du budget de l’année 2011 soit 2,2 millions de dinars) illustre la situation précaire de la recherche dans l’universitaire: 3 unités de recherche contre 148 unités de recherche pour l’université Tunis Manar et 15 unités pour l’université de Gabès, précise le document.

En conclusion, le rapport propose plusieurs solutions pour remédier à ces défaillances, comme le regroupement des spécialités littéraires et linguistiques et humaines au sein de la faculté des lettres des arts des sciences humaines à Jendouba afin d’éviter l’éparpillement des spécialités. Le document recommande la création d’un institut agroalimentaire, la division de la faculté des sciences juridiques économiques et de gestion de Jendouba en deux départements afin de limiter l’encombrement.

Il propose également de faire de la région de Béja un centre de formation dans les sciences dures et appliquées, la médecine vétérinaire et l’ingénierie rurale et mécanique. En s’appuyant sur les spécificités de la région du Kef avec sa richesse minière, le rapport suggère de doter la région d’une formation dans le domaine minier.